J’ai mangé un criquet

Et comme je savais qu’on ne me croirait pas, voici la preuve en images:

D’autres vidéos sur ma chaîne youtube: http://www.youtube.com/user/monstredulac

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Ultima Estacion: Buenos Aires

En montrant mon passeport au douanier, je me rends compte qu’une fois de plus, les kiwis, c’est terminé, et les larmes roulent. Il faut que je m’occupe la tête pour ne pas y penser et justement, je me mets en quête d’un coiffeur dans l’aéroport (avis aux intéressés: il n’y en a pas dans celui d’Auckland). 42 heures de vol m’attendent, le plus long voyage de ma vie. Je vais faire le tour du monde: Buenos Aires (où je vais retrouver mon amoureux après quatre mois), via Melbourne, Dubaï, Rio de Janeiro. Heureusement, je vole avec la meilleure compagnie du monde.

Les couleurs sont définitivement différentes. Pas de doute, j'ai changé de continent.

Les couleurs sont définitivement différentes. Pas de doute, j’ai changé de continent.

 

J’ai décidé de parfaire ma culture cinématographique et de rattraper les mois sans cinéma. J’alterne nouveaux films, grands classiques, comédies romantiques et dessins animés quand mon cerveau est en miettes. Parfois une partie de “Qui veut gagner des millions”. A Melbourne, je repère un homme de près de deux mètres de haut, avec une barbe qui lui arrive aux épaules.

A Dubaï, après 20 heures de vol et avant 20 heures de vol, même pas le temps de me dégourdir les jambes: mon avion étant en retard, j’ai juste le temps de monter dans le suivant. Zut, je me réjouissais de me balader à nouveau à travers son hallucinant duty free!

Je me retrouve assise à côté de Jésus (c’est ainsi que je l’ai surnommé, et je ne me rappelle plus son vrai prénom). Il est français et fait le même voyage. Il est parti il y a six mois et ne s’est jamais rasé depuis. Il est en plein chagrin d’amour car il vient de rencontrer la femme de sa vie à Auckland mais a dû poursuivre sa route sans aucune certitude qu’il la reverra.

C'est la crise en Argentine, et dans la rue, les gens tentent de vendre ce qu'ils peuvent: empanadas, jus d'orange, café...

C’est la crise en Argentine, et dans la rue, les gens tentent de vendre ce qu’ils peuvent: empanadas, jus d’orange, café…

Buenos Aires, enfin. Le processus habituel: passer la douane, retirer ses premiers pesos et chercher un bus. Jésus parle espagnol, ça tombe bien car personne ne semble comprendre l’anglais. Et là, à 21 heures, nous voyons le bus nous passer devant, sans s’arrêter malgré nos gestes. Le prochain vient dans une heure. Je m’endors sur le chariot à bagages. L’air est différent, il n’y a pas grand monde, tout est calme.

Hôtel La Perla, 23 heures. La chambre est au nom de mon amoureux. J’arrive seule à la réception, où on me regarde d’un œil suspect. J’essaie d’expliquer qu’il va arriver plus tard, je montre le mail de confirmation, mon anglais est pâteux après deux nuits blanches. Finalement, ça passe. Une douche et déjà, je dors. Très tôt le matin, on frappera à la porte et…

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P.S. Le récit des premières impressions s’arrête ici, mais d’autres petites histoires suivront très prochainement!

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Un voyage qui dure, qui dure (Nouvelle-Zélande)

En cherchant un billet pour down under, j’ai plusieurs gammes de prix, je choisis évidemment le meilleur marché, un vol de 30 heures, contre 10 pour les autres. Avec une escale de 18 heures. Bangkok – Singapour, trois heures de vol. Atterrissage à une heure du matin. Je n’ai pas réservé de chambre, laissant de nouveau la chance faire son œuvre. La chance s’est appelée Aurélie, une jeune Française qui a lu ma destination finale sur le document pour la douane que j’étais en train de remplir. Par bol, elle prend le même vol que moi, et n’a elle non plus aucun plan pour passer la nuit.

On doit sortir de la zone internationale, où nos bagages sont scannés. Comme d’habitude, c’est toujours à ce moment-là que la malchance s’invite. Le douanier constate que j’ai deux couteaux dans mon sac. Eh oui, Suissesse que je suis, j’ai deux couteaux suisses. On ne sait jamais, si l’un casse… Bref, discussions, négociations, et finalement, ça passe. Nous nous retrouvons dans le hall de l’aéroport, dans lequel, ce 17 novembre, des chants de Noël passent déjà en boucle. Nous nous dégotons un double-banc, cadenassons nos sacs et dormons. Ma nuit s’achève après quelques petites heures, mais Aurélie fera la grasse matinée.

Five-chairs-hotel: le grand luxe!

Five-chairs-hotel: le grand luxe!

Nous nous renseignons sur les tours organisés pour les gens en transit. Mais ceux-ci sont réservés aux personnes en zone internationale. Nous avons déjà passé le contrôle… Avec nos gros bagages, difficile d’imaginer faire les touristes sans aucun plan de ville. Une heure, deux heures, trois heures passent. Nous sommes dans un petit café à côté du check-in, Aurélie trie toutes ses photos de voyage et les met en ligne. Je fais les cent pas dans l’aéroport en râlant de ne pas pouvoir en sortir.

Lorsque d’un coup, elle me dit: «En fait, je n’ai pas très envie d’aller en ville, je peux garder ton sac.» Elle n’a pas fini sa phrase que je courrais vers le métro, direction le centre-ville. J’achète un sandwich quand je vois un bus hop on/hop off. Je lui cours après et m’installe confortablement, avec mon sandwich. Tour de ville impressionnant. Je crois que je reviendrais. Je descends du bus sans que personne ne m’ait jamais demandé un ticket.

Le fameux Marina Bay Sand Hotel (désolée pour la mauvaise photo)

Le fameux Marina Bay Sand Hotel

Depuis Bangkok, je suis devenue accro des centres commerciaux. Dans celui que je visite, un sapin trône. Il y a même un Mark & Spencer dans lequel j’achète un petit quelque chose pour Aurélie. De retour à l’aéroport, nous montons dans l’avion. Je lui raconte la Nouvelle-Zélande que j’ai connue, elle y va pour une année. Je suis jalouse.

A Auckland, le contrôle des denrées alimentaires m’effraie. J’ai quelques épices dans mon sac, alors que toute plante est interdite d’importation. J’explique au douanier que ce sont des souvenirs que je souhaite rapporter en Suisse. «Ah Switzerland! Nice! Lauterbrunnen!» Je tombe des nues. Un kiwi qui a fait du base-jump dans l’Oberland bernois. Il me laisse passer. Le chien renifle nos sacs mais ne trouve rien à redire. Nos routes se séparent.

Auckland! Auckland!

Auckland! Auckland!

Auckland, me revoilà! Je t’avais promis que je reviendrais… Je me souviens de l’entrée de l’aéroport. J’y avais fumé une cigarette, il y a trois ans, le bras en écharpe, assise sur le chariot à bagage, en larmes…

Toute la journée, j’arpente les rues de cette ville que j’ai tant aimée, je vois les fous sauter de la Sky Tower. Je m’y sens chez moi. J’ai fait le bon choix en revenant ici. Même si ce n’est qu’un saut de puce, je vais vivre intensément chaque seconde.

Il y a trois ans, juste avant de sauter...

Il y a trois ans, juste avant de sauter…

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Grosse fatigue (Thaïlande)

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Huay Xai, au bord du Mékong, côté Laos. C’est notre dernière soirée avec Ellen, une fille de Hollande avec qui le courant a super bien passé: on vient de voyager trois semaines ensemble, presque 24/24. Demain, nous seront en Thaïlande. Une amie viendra la rejoindre à Chiang Mai et nos routes se sépareront. Nous sommes tristes et admirons le coucher de soleil en silence. Durant la nuit, je me lève, et vais sur le toit de la maison, admirer ces paysages si tranquilles la nuit tombée. Je repense à toutes ces aventures que j’ai déjà vécues depuis trois mois et demi.

Il y a quelques jours, mon voyage a pris un virage inattendu. J’ai acheté un billet pour la Nouvelle-Zélande. Mon séjour en Thaïlande se résumera donc à une dizaine de jours. Je suis fatiguée de l’Asie, du riz, des tuk-tuk, de la négociation de chaque banane. J’ai l’impression que mon voyage s’achève ici, qu’à partir de demain, tout ne sera que vacances, que tout sera facile. Je ne trouverais pas le sommeil cette nuit-là. Couchée sur le toit à regarder les étoiles.

Le lendemain, nous nous rendons au bord du fleuve. Il n’y a pas de pont entre les deux pays, les camions traversent à bord d’une barge, les voyageurs en pirogue. Sortir du Laos se révèle bien plus facile que d’y entrer. Un tampon. Même pas besoin de sortir de ma poche les quelques dollars que je gardais au cas où.IMG_5491

La traversée s’effectue tranquillement. Je suis triste car c’est la dernière fois que je navigue sur le Mékong, après l’avoir suivi depuis son delta au Vietnam. Il me laissera une forte impression. Côté Thaïlande, le douanier ne lève même pas la tête avant de tamponner mon passeport. Ici, pas besoin de visa. On nous amène en moto-taxi dans un restaurant où un bus devrait passer d’ici deux heures nous chercher. Juste en face il y a un 7-eleven. Oui un 7-eleven. Je frotte mes yeux. Je n’ai pas vu de Mac Donald, de Burger King ou autre chaîne depuis mon départ de la Suisse. Ça me semble irréel. Nous allons retirer des Baht et entrons dans cette échoppe qui nous semble si exotique (j’apprends par la suite qu’il y a autant de 7-eleven en Thaïlande qu’aux Etats-Unis). Je déniche une boisson promettant la beauté, Ellen achète un Sprite et une carte SIM.

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Le bus qui nous emmène à Chiang Mai est de grand luxe. Les sièges sont en cuir, la route goudronnée. Je m’endors. La ville est réputée pour son excellente offre hôtelière. Je prends le premier hôtel venu (avec piscine), Ellen fait de même. Son amie arrive. Nous ne nous ferons pas de grands adieux. Ma chambre est gigantesque, la salle de bain vachement moins attrayante. Et je dors. D’ailleurs, je ne vais faire que ça en Thaïlande.

S'assoir et admirer le soleil couchant, un sport national au Laos, que nous avons pratiqué intensément avec Ellen.

S’asseoir et admirer le soleil couchant, un sport national au Laos, que nous avons pratiqué intensément avec Ellen.

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Le prix d’un visa (Laos)

J’ai deux guides devant moi. L’un dit qu’il faut un visa pour entrer au Laos. L’autre dit qu’on peut le faire à la frontière. J’hésite. Et finalement, je me dis que si je vais de nouveau avoir droit à la même mascarade que pour entrer au Cambodge, autant le faire à l’avance. Je confie mon passeport à l’hôtel, à Phnom Penh et m’en vais une semaine sans papiers à travers le pays, en attendant de recevoir le précieux sésame. Cela peut paraître fou vu depuis la Suisse, mais je vous l’assure, dans ces pays, l’on se comporte le plus normalement du monde, comme partout ailleurs.

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Frontière Cambodge-Laos

Le prix du visa dépend du pays du demandeur. La Suisse paie le prix le plus élevé, à égalité avec l’Israël (sauf erreur 45 dollars), trois dollars de plus que les pays de l’Union européenne.

Bref, bus pour la frontière. A quelques kilomètres de là, le chauffeur s’arrête et nous réclame nos passeports, ainsi que dix dollars pour obtenir le visa. Je refuse, j’ai déjà un visa. Il me dit que je ne passerais pas la frontière sans en avoir payé le droit (entendez payé mon bakchich).

Je tiens bon, je commence à en avoir assez de cette corruption. Il s’éloigne. Il revient. Ok pour 5 dollars. Mais qui nous dit que cet argent ne va pas directement dans sa poche et qu’à la frontière, on va nous redemander un droit de passage? IMG_4767

Le bus arrive devant un bâtiment sans âme et une barrière symbolique. On nous dit d’attendre. Trois quart d’heure passent. Nous discutons, un groupe se forme. C’est un moment toujours inquiétant de n’avoir aucune idée de ce qui se déroule. Mais tant qu’on est ensemble, je ne m’inquiète pas trop. On nous fait signe de passer. Chacun porte sa valise dans ce no-man’s-land pour rejoindre un bus de l’autre côté. Le Laos. Attention, peut-on lire, il y a des mines partout dans ce pays.

Après une heure de trajet, nous arrivons aux «Four thousand Islands». Un bateau nous emmène sur l’île de Don Det. Un coin de paradis où je resterais quelques jours dans mon petit bungalow (à moins de 2.- la nuit!). Pour l’instant, le Laos me plaît, les gens sont aussi gentils qu’au Cambodge, tout est tranquille, si ce n’est mon ventre qui se manifeste à nouveau. Je ne le sais pas encore, mais je vais rester presque un mois dans ce pays, savourant chaque seconde.

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Entrer au Cambodge, c’est fun

Après avoir passé quelques jours dans le delta du Mekong, il était temps de passer de l’autre côté, au Cambodge. Mais je ne voulais pas faire la traversée classique en bateau, avec le flot de touristes qui ne s’arrêtent qu’à Phnom Penh et Siem Reap. Alors j’ai passé par Ha Tien, au bord de la mer, à 5 heures de route de là. A la station de bus, je rencontre une Américaine qui a eu la même idée. Dans le petit bus Toyota, nous sommes 17. Ouais, une super idée.

Nous partageons une chambre d’hôtel, faisons un petit tour de ville. Elle me raconte qu’elle effectue un tour du monde des plages situées sur le même parallèle que sa Californie. IMG_4131 IMG_4133

Le bus nous dépose à la frontière. On était averties, il faut prendre beaucoup de petites coupures. Pour sortir du pays, un dollar et hop, un tampon sur le passeport, qui commence à être très coloré. Nous traversons un réel no-man’s-land composé de boue où les chariots échangent des marchandises entre les deux pays. Il y a aussi deux immenses casinos. Quelques petites baraques en bois. On nous confisque nos passeports. Dix minutes passent, les douaniers nous proposent de nous assoir et de déposer nos sacs. Puis, on nous rend nos passeports avec le visa déjà collé dedans. Puis, nous allons au premier guichet… remplir la demande, au deuxième pour rendre le formulaire, au troisième pour le tampon, au quatrième pour payer. A chaque étape, un dollar.IMG_4135

Nous nous croyons au bout de nos peines, mais un douanier nous fait signe d’aller à la cabane suivante. Là, un homme colle un petit appareil sur mon front avant que j’aie dit quoi que ce soit. Je n’apprendrais que plus tard qu’il s’agit d’une prise de température, dans le cadre d’une mesure sanitaire. Un dernier dollar.

Bon, cette fois, on peux y aller? De l’autre côté de la frontière, un bus nous attend. Quelques dizaines de mètres avant que d’autres douaniers nous arrêtent. Il faut payer les droits de douane. Ah ben tiens…IMG_4130

J’arrive à Kep, sans le moindre Riel en poche, l’Américaine part pour la station balnéaire Sihanoukville. Il n’y a rien dans ce centre ville, à peine trois maisons. Juste un petit accueil de tourisme. Je dis que je cherche un petit hôtel bon marché. Il m’amène en scooter au paradis: une petite pension très sympa. Sur le toit, une terrasse avec de grands fauteuils me tend les bras. Dans la bibliothèque, je trouve un livre que je dévorerais en un après-midi (Dany Laferrière: L’énigme du retour, un ouvrage qui colle à ma vie). Quelques jours hors du temps, à lire, me promener, manger, dormir… J’aime déjà ce pays.

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Good morning Vietnam

Je ne voulais plus quitter le Népal, mais ayant déjà fait changé un billet (et sans savoir que j’allais changer TOUS mes tickets au final), je suis montée dans l’avion ce 5 septembre à 23 heures. Voici peut-être le fantasme de toutes les femmes: j’étais entourée de militaires népalais qui partaient en Chine pour deux ans d’entraînement. Entre nos bavardages et le souper, je n’ai pas eu le temps de dormir avant d’atterrir à Guangzhou, au milieu de la nuit. Qu’importe, je suis en train de développer des réflexes de survie inattendus. Je dors sur un banc jusqu’à 7 heures du matin (les terminaux d’aéroport la nuit, c’est nul, rien n’est ouvert!) avant de prendre le petit-déjeuner dans l’avion pour Hanoi. Les formalités à l’arrivée se passent pour une fois sans encombre. Je n’en peux plus d’attendre mon sac car je sais que mon frère est juste de l’autre côté de la porte. On se sert fort dans les bras! Ça ne fait que six semaines que je suis partie, mais ça me semble déjà une éternité.

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La chaleur ne me surprend plus mais finit d’assommer frérot. Je suis impressionnée par l’excellent état des routes, goudronnées, sans vaches ni tuk-tuk. Le marquage est relativement bien respecté et les voitures sont récentes. Il est choqué de voir le mauvais état de la route et doit fermer les yeux devant le comportement des automobilistes. Mon regard a changé du tout au tout!

A l’auberge de jeunesse, c’est un natif de Guernsey qui nous accueille. Impossible de le comprendre. La chambre se révèle d’une propreté que je n’ai pas vue depuis le début de mon voyage. Enfin une douche. Puis, le meilleur moment de la journée: je dévore une plaque de bon chocolat suisse en entier! Mes péripéties intestinales des dernières semaines ont rendu mes pantalons beaucoup trop larges alors je peux bien.IMG_3266

Après une sieste, nous déambulons à travers les rues. J’ai un choc de culture, les gens sont si différents, ici il y a des trottoirs, mais ils servent de parking à scooter et restaurants. Partout, de grands panneaux rappellent l’idéologie communiste, Ho-Chi-Minh veille sur son peuple. Des militaires patrouillent à travers la ville. Frérot veut absolument goûter du chien, je crains un énième épisode gastrique. Nous nous mettons en quête de canidé et nous découvrons qu’au Vietnam, personne ne comprend l’anglais. Dans les petites échoppes, la queue de l’animal grillé est exposée, pour indiquer au client de quoi il s’agit. Celle-ci ressemble à du cochon, celle-ci est non-identifiée. Enfin, nous trouvons du chien, ce qu’on nous confirme lorsque nous aboyons.IMG_3268

Et alors, c’est bon le chien? Bof bof. D’y penser, j’avais l’estomac fermé, mordre dans ce truc à la fois gras et dur me répugne. Il fait mine d’aimer. Heureusement, au Vietnam, il y a de bonnes bières. La Hanoi me sauvera ce soir-là. Les autochtones rigolent et nous offrent d’autres bières. A moins que ce soit l’inverse? Et non, cette fois-là, on ne sera pas malades.

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Comment vous avez atterri sur ce site

Petit tour sur les statistiques du blog, que je consulte tous les tremblements de terre. Devant la multitude de mots-clés qui vous ont mené par ici, je suis obligée de vous en citer quelques-uns:

- celine ruin népal: non mais allô quoi?

- hausse épaule: j’ai dit ça moi une fois?

- paysage autoroute nuit: j’ai vu ma première autoroute au Vietnam, la deuxième en Thaïlande. On m’avait recommandé de ne jamais circuler la nuit car trop dangereux. Je confirme. Et c’est pas confortable du tout!

- pourquoi les vietnamiens ne sont pas sympas: ça je me le demande toujours aussi.

- ladack trop de monde en été: définitivement!

- http://www.bye bye 2012,worldpress. mélanie.com: je vois qu’il y a des fans :) (je vais penser au mélanie.com tiens!)

- trek camp de base de l’annapurna récit: une expérience initiatique très forte. Gaffe au sangsues!

- une randonneuse se tue au nepal en 2012: ça n’était pas moi.

- prière pour le vietnam karaoke: aucune idée.

- femmes sous la douche: ne font pas long car eau froide, cafards, araignées, geckos et souvent porte qui ne ferme pas.

- j ai souri et vue la montagne san avoir froid: t’as eu du bol, moi j’ai cru mourir dans mes habits détrempés, à dormir à 4200 mètres sans couverture.

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La ruche népalaise (premières impressions)

Il avait un goût bizarre ce jus. Mais comme la bouteille n’était pas descellée, je l’ai bu. Toute la journée et la nuit qui a suivi, j’ai été malade. L’avion décolle de Leh à 7 heures du matin. Tel un zombie, je déambule dans les rues à la recherche d’un taxi.
A l’aéroport, c’est branle-bas le combat: le Dalaï-Lama a aussi choisi ce 13 août pour quitter le Ladakh. Escale à Dehli, nouveau contrôle de sécurité. Il y a foule, mais les douaniers ont la solution: “Les hommes d’abord!” Réclamations dans la foule étrangère alors que les Indiens sont déjà en rang. De l’autre côté du portique, ceux-ci attendront leur compagne…

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Il y a du brouillard sur Katmandu. On dirait un aéroport de province. Formalités de douane. Mes documents sont restés dans mon bagage à main qui a dû passer en soute. J’essaie d’expliquer la situation, rien à faire. Je dois aller me faire tirer le portrait, avec ma turista aigüe. Mais ça coûte et mes roupies népalaises sont dans mon sac. Je change 5 dollars à un taux horrible, pour payer ma photo, remplis ma demande de visa, obtiens enfin le fameux sésame. Je ne tiens plus debout et n’ai qu’une envie: prendre mes bagages et quitter cet endroit. Pas si facile: on me demande encore de prouver que ce sont bien mes sacs, alors qu’ils sont scellés. Je dis qu’il y a une trousse de toilette verte à l’intérieur. On me laisse passer. Le hall d’arrivée est vide, les proches des passagers sont entassés plus loin dans un local vitré. Tous ces visages qui m’observent et parmi eux, il y a S., l’ami de mon ami. Mais comment savoir lequel est-ce? J’aperçois soudain un homme de belle allure, les bras croisés, qui me regarde en souriant. Bingo.

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Ce jour-là, il y a un festival sacré à Katmandu et la circulation est encore pire que d’habitude. Pas grave, je m’y suis habituée depuis l’Inde. Point de bœuf sur la route ici, peu de tuk-tuk, mais une multitude de taxis blancs et partout, des gens, dans un air irrespirable. On dirait une ruche. Autant l’Inde était immobile, autant le Népal est dans un mouvement perpétuel. “Ne t’y méprends pas, ils ont l’air occupé mais ils ne font rien”, sourit mon ami. Je ne ressens plus cette chape de souffrance du pays voisin, au contraire, les gens rient, discutent avec véhémence. Je crois que j’aime déjà le Népal. Ce sentiment ne me quittera plus. IMG_2826

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Premières impressions de l’Inde

De toute ma carrière de voyageuse, j’ai dû dormir au maximum dix minutes dans un avion. Et cette fois là ne fera pas exception. Heureusement, lorsque j’embarque à Istambul pour un vol de nuit d’une durée de quatre heures, la loterie m’a attribuée une jeune Israélienne de 20 ans comme voisine. Très vite, on parle comme deux copines de nos projets de voyage, destinations indiennes et autres. Le voyage passe vite.

Il est quatre heures et demi du matin à Dehli. Engourdie, la foule attend sa valise dans un silence religieux. Tout paraît normal. Aucun indice de l’Inde. Une moquette aux motifs d’une autre génération. Je m’endors sur mon sac, en face du tapis à bagage en attendant Aude, qui doit atterrir aux alentours de six heures trente.IMG_2092

On retire de l’argent et on se met à la recherche de notre chauffeur. Il fait une chaleur humide intenable. Le bruit nous envahit. Confortablement assises à l’arrière de la voiture, nous voyons défiler un monde inconnu. Je me souviens de cette expression «Le sous-continent» et je me dis que rien ne ressemble à l’Inde. Il n’y a pas de mot pour décrire ce que l’on voit. Partout des gens, des animaux, des couleurs. Notre chauffeur zig-zague entre les tuk-tuk où s’entassent les passagers, les camions bariolés, les charrettes tirées par des bœufs, des motos et les véhicules de touristes. Il fait très froid dans l’habitacle, nous demandons d’arrêter la climatisation, mais il ne comprend pas. Il me tend un téléphone et l’interlocutrice me demande ce qui ne va pas. Je lui explique. «No want to go Agra?» Je réessaie. Même réponse. Un monde. Aude a été plus maligne, elle a elle-même tourné le bouton de la climatisation. Mais à la prochaine pause, elle sera de nouveau enclenchée au maximum.

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Nous lui faisons comprendre que nous avons besoin d’aller aux toilettes. En plein embouteillage, il s’arrête net et demande à un passant de nous emmener. Peut-on lui faire confiance? Nous décidons que oui, et slalomons au risque de notre vie entre les véhicules. Il nous fait entrer dans une maison sombre. C’est un hôpital. A travers les portes, nous voyons des lits en fer recouverts d’une couverture. Une vieille femme en sari gémit. Dans le couloir les gens nous regardent. Une infirmière nous indique le sous-sol. Il fait nuit, nous distinguons un fauteuil roulant rudimentaire, des lits. Je dis: «J’ai l’impression que c’est là qu’ils mettent les cadavres en attendant.» Nous frissonnons. Je n’ose pas fermer la porte des toilettes et fais mon affaire à toute vitesse. Tant pis pour l’intimité. Heureusement, nous avons du désinfectant avec nous.

Nouvel arrêt au bord de la route, on se méfie cette fois. Un homme joue de la flûte, sa fillette de 3 ans, déguisée et maquillée en prostituée danse pour nous. Ça y est, nous sommes en Inde.

J'ai compté quinze personnes dans ce tuk-tuk.

J’ai compté quinze personnes dans ce tuk-tuk.

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